Lettre à France
Depuis que je suis loin de toi,
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi tout bas.
Tu es à six heures de moi,
Je suis à des années de toi,
C'est ça être là-bas...
La différence
C'est le silence,
Parfois
Au fond de moi.
Tu vis toujours au bord de l'eau,
Quelquefois dans les journaux,
Je te vois sur des photos
Et moi, loin de toi,
Je vis dans une boîte à musique
Electrique et fantastique...
Je vis en chimérique...
La différence
C'est le silence,
Parfois
Au fond de moi.
Tu n'est pas toujours la plus belle,
Et je te reste infidèle
Mais qui peut dire l'avenir
De nos souvenirs ?
Oui, j'ai le mal de toi parfois,
Même si je ne le dis pas.
L'amour c'est fait de ça...
Il était une fois...
Toi et moi...
N'oublie jamais ça...
Toi et moi...
Depuis que je suis loin de toi,
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi là-bas.
Oui, j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
Je pense à toi tout bas...
Michel Polnareff
1977
Par Moussaillonne Follelulu
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Publié dans : Originaux
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Vendredi 30 novembre 2007
J'aimerais tant
J'aimerais tant
Pouvoir fermer les yeux,
Arrêter le temps
Pour que tout aille mieux.
J'aimerais tant
Me dire que tout est fini,
Me dire que maintenant
Je peux recommencer ma vie.
J'aimerais tant
Etre comme tout le monde,
Redevenir un enfant,
Une charmante tête blonde.
J'aimerais tant
Garder tout ça pour moi
Là, tout en dedans,
Pour avancer tout droit.
J'aimerais
Tant de choses que je ne peux pas,
Car, je le sais,
Le temps ne pardonne pas,
Et il paraîtrait
Que ceux qui pleurent ne rêvent pas...
Si Vis Pacem Para Bellum
Si vis pacem para bellum...
Si tu veux la paix
Prépare la guerre,
C'est le prix à payer
D'avoir osé me plaire...
Si vis pacem para bellum...
D'avoir sur moi posé les yeux,
Tu as réussi, pauvre innoncent,
Mais sans l'en rendre malheureux,
A mettre mon coeur à feu et à sang...
Si vis pacem para bellum...
Coups de coeur, coups de canon,
C'était chaque jour la guerre,
Guerre froide ou guerre de religion
Plus pénible que cent hivers...
Si vis pacem para bellum...
Un jour nous devrons bien
Signer la paix, faire une trêve
Mais attendons pour cela demain.
Pour l'instant, laisse-moi mes rêves...
Quand vous aurez, ma chère...
Quand vous aurez, ma chère,
Fermé vos yeux d'eau claire,
Quand vous aurez, ma belle,
Laissé choir vos dentelles,
Sous
les cieux noirs d'ébène
Je céderai à ma peine.
Dans un monde froid et gourd
J'irai portant mon amour,
Tel Atlas dans ses bras
Serrait
le monde. Ici-bas,
Je pleurerai amèrement
La perte de vos dix-sept ans
Et je viendrai, fleurs à la main
Vous rejoindre sur ce long chemin
Pour lequel vous m'avez quitté
Pour à présent y reposer...
Une Nuit Sombre
Quand vous aurez tu votre chandelle
Et laissé venir la nuit
Me laisserez-vous en cette soirée si belle
Près de vous venir sans bruit ?
Pourrais-je enfin à vous me confier
Dans la pénombre de votre chambre
Vous ouvrir mon coeur et ma pensée ?
Juste de le dire, mon âme en tremble...
Mon fol espoir et ma passion
N'ont plus pour but que de vous plaire,
Vos yeux sombres en sont devenus prisons
Et votre grâce, tendre geôlière.
Ainsi prisonnier de vos regards,
J'ai renoncé aux libertés
Qui sont dignes à tous égards
D'être perdues pour vous aimer.
Mais déjà le jour revient
Et votre alcôve d'or se pare.
Le Soleil tendre du matin
Vient arracher mon coeur hagard
De votre sommeil innoncent.
Je baise vos cheveux épars sur l'oreiller
Et vous regarde tendrement,
Vous êtes si belle quand vous dormez.
Silencieusement, je clos la porte
Et pars dans le matin nouveau,
Oubliant mes amours mortes
Que vous avez jetées au tombeau...
Ce qu'ils en pensent...